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L'art au Québec


Avant le Refus Global

Longtemps au Québec, l’art fut considéré comme une pratique
réservée à la bourgeoisie.  

Ceux qui voulaient vivre de leur art peignaient des scènes religieuses et des toiles figuratives, car l’Église, qui avait aussi droit de regard sur l’art, n’acceptait que ce qui était traditionnel.  

Quant aux autres, ils devaient se rendre à New York ou, surtout, à Paris, afin de pouvoir exposer leurs œuvres et être en contact avec un art nouveau,plus actuel.  


Vocazione di Caterina di St.Agostino (1943). Alfred Pellan
(
www.virtualmuseum.ca)

Il faut attendre les années trente pour que des écoles d’art, comme l’École du Meuble
(1935), ouvrent leurs portes et les années quarante pour qu’un art plus moderne fasse son entrée dans la province, avec, notamment, le retour de France d’Alfred Pellan.  

S’enclenche alors une révolte culturelle contre l’enseignement des arts, qu’on juge désuet et trop académique, et contre la société en général, enlisée dans son passé.  En 1945, Pellan obtient la démission de Charles Maillard, directeur de l’École des Beaux-Arts.  

Parallèlement, les automatistes, guidés par Paul-Émile Borduas, contestent  l’art figuratif dépassé et le régime politique étouffant qui est en place.




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